Voici une intéressante chronique d’Axel Maugey sur Canal Académie, où il parle de l’intérêt des étrangers pour la langue française. Écoutez l’émission »
Archives par mois : juillet 2012
L’intérêt des étrangers pour la langue française
Repenser la loi 101
Questions de nos lecteurs

Source : www.pieuvre.ca
Michel écrit :
Je crois aussi qu’au Québec, le français n’est pas menacé de l’intérieur par la communauté anglo-québécoise mais de l’extérieur par l’idée de l’anglais comme langue mondiale. (Au niveau local, le défi est beaucoup plus la francisation et l’intégration des immigrants.)
Lorsque vous faites allusion à repenser la loi 101, à quels changements pensez-vous?
Jean-Benoît répond :
Nos politiques d’aménagement linguistique devraient mieux refléter le fait que le français au Québec doit s’accommoder non pas d’un seul, mais deux problèmes. On n’est plus seulement dans la réalité de la présence de l’anglais (à travers une communauté anglophone qui se renouvelle), mais aussi dans un cadre où l’anglais est considéré comme la langue de commerce international. C’était une situation qui commençait à se tramer il y a 40 ans, mais qui est devenue évidente depuis 20 ans. Comme la loi 101 a beaucoup d’incidence en matière d’éducation, ce constat devrait aussi en avoir sur la façon dont nous ajustons notre enseignement. Par ailleurs, de façon plus nuancée, je pense que c’est une erreur de penser que l’anglais est l’unique langue de commerce international. Le Québec tente actuellement de réduire sa dépendance commerciale vis-à-vis des États-Unis en cherchant à accroitre son commerce en Europe, dans les Amériques et en Asie (en négligeant totalement l’Afrique). C’est donc que les langues seront un enjeu crucial de commerce dans les prochaines 40 ans. Lire la suite »
La vraie dimension du Québec
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau parue chez MSN Actualités.
Depuis deux semaines, je trimballe ma valise d’une région à l’autre, de l’Abitibi à la Côte-Nord à Schefferville. Rien de tel pour mesurer la véritable dimension du Québec – à la fois gigantesque et très petit.
J’avais déjà visité quelques fois les deux premières régions, mais c’est ma première fois à Schefferville. Surtout, c’est la première fois dans les trois régions presque en même temps.
Cela me laisse une impression étrangement similaire à celle que j’ai éprouvée plusieurs fois dans l’Ouest américain.
Car si on fait abstraction des épinettes noires et des mouches noires, le Nord, c’est la Frontière.
D’abord pour ses gens. Ils sont tous un peu primaires, tout le monde a son pick-up, tout le monde chasse, tout le monde pêche. Mais ce sont tous de glorieux entêtés, un peu fous, des pionniers, étonnamment petits à certains égards, mais qui partagent le sentiment de faire partie d’une aventure. Lire la suite »
La langue heureuse
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau sur le blogue du Forum mondial de la langue française.
Ce que je retiendrai du Forum mondial de la langue française, c’est d’abord qu’il s’agissait du premier. Cet événement inédit – c’était la première fois que les acteurs du monde francophone étaient réunis en dehors d’un sommet de chefs d’État – aura des suites. D’abord parce qu’il influencera l’agenda du prochain Sommet de la Francophonie à Kinshasa en octobre 2012 et sans doute du suivant en 2014.
Mais surtout : il y aura un autre Forum mondial de la langue française – sans doute en 2015.Clément Duhaime, l’administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie, a été formel là-dessus. Et il faudra que cela continue en 2019, et puis encore en 2023 et de nouveau 2027 !
Il est désolant qu’il ait fallu attendre 2012 pour qu’un tel forum ait lieu, mais maintenant qu’il est une réalité, je m’attends à ce que le discours sur la langue française commence à changer. Lire la suite »
Hospitalité manifeste
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau sur le blogue du Forum mondial de la langue française.
Thierry Auzer, directeur de la compagnie de théâtre lyonnaise Les Asphodèles, a lancé en 2003 La Caravane des dix mots, qui encourage 50 équipes d’artistes de 50 pays à illustrer les « Dix mots de la Francophonie » à travers leur œuvre.
Il a participé, durant le forum, à la table ronde Défense des langues, manifestes pour l’usage du français. Ancien rockeur devenu spécialiste de la commedia dell’arte, Thierry Auzer viendra présenter le Manifeste sur l’hospitalité des langues, dont il est cosignataire avec Gilles Pellerin, éditeur de la maison L’Instant même.
Ce manifeste encourage les francophones à enrichir leur langue de mots étrangers – en wolof, arabe, lingala, espagnol, anglais. Lire la suite »
Défilé du 14 juillet
Extrait du livre Les Français aussi ont un accent
Le Défilé du Quatorze-Juillet, c’est le grand événement qui marque la fin des soldes d’été et la fermeture temporaire annuelle de l’épicier du coin. L’événement le plus remarquable, c’est cette grande messe militariste sur l’autel de la République républicaine : le Défilé du Quatorze-Juillet.
Jamais vu un truc pareil. Une orgie de matériel.
Pendant une première demi-heure, ça défile : les polytechniciens, les légionnaires, les parachutistes, l’aviation, l’artillerie, la marine, les fusiliers-marins, le génie, la milice, la territoriale, la police, la gendarmerie, alouette ! En veux-tu, du planton ? Ben, en v’là ! Même les pompiers, tiens.
La première partie du défilé se termine en apothéose avec le défilé aérien : les Mirages avec leur fumée bleu-blanc-rouge, Les Mirages, les Rafales, les Coléoptères, les Bourdons et les Gros Bidons. Il ne manque que les missiles balistiques et la fusée Ariane en rase-mottes entre les piliers de l’Arc de Triomphe. Quel vacarme ! Lire la suite »
La rencontre de Jean-Benoît et Julie

Comment les auteurs de Le français, quelle histoire! se sont-ils rencontrés? Jean-Benoît Nadeau décrit le moment où il a rencontré sa femme et co-auteure, Julie Barlow. Voir le vidéo»
Révolution 101
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau parue chez MSN Actualités.
Ainsi donc, la CLASSE va donner des cours de Manipulation 101 et de Propagande 201 aux étudiants ontariens. La Révolution du Carré Rouge se transporte à Toronto : Queen’s Park et Bay Street en tremblent déjà.
Nous pouvons tous être fiers de cet important transfert de compétences.
Hier midi, j’écoutais un animateur radiocanadien demander pourquoi les étudiants ontariens n’avaient jamais pu faire front pour bloquer la hausse des frais de scolarité.
Je peux imaginer plusieurs raisons. L’une d’entre elles est simplement le fait que les classes dominantes anglophones prennent rarement le parti de l’émeute, ce qui force la rue à assumer ses humeurs. Lire la suite »
Nous parlons une seule langue!
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau sur le blogue du Forum mondial de la langue française.
Au-delà des clichés sur l’Afrique, bien des gens ignorent que les 17 pays francophones d’Afrique de l’Ouest partagent non seulement une langue commune, mais une même monnaie et un même droit civil.
Oumar Sambe, expert comptable et directeur général de FIDECA à Dakar et SODECA à Paris remarque :
« Nous partageons même un tribunal d’arbitrage commun à Abidjan, dont les décisions sont définitives. Même vous, en Amérique du Nord, n’avez pas ça »
Sa présentation s’est inscrite dans le cadre de l’atelier « Réseaux professionnels et vitalité du français », où notaires, comptables et avocats ont échangé des stratégies pour lisser les différences nationales entre pays francophones.
Depuis l’unification des régimes comptables d’Afrique de l’Ouest en 1998, Oumar Sambe admet que la mise à jour tarde. « Mais cette unification serait mieux connue si notre économie avait été plus performante. Un bon colloque sur l’Afrique économique pourrait être une partie de la solution. » Lire la suite »






























Commentaires récents