
Le 2 juillet, Isabelle Craig, animatrice de l’émission Médium Large à Radio-Canada, discuta avec Jean-Benoît Nadeau en direct du Forum mondial de la langue française quelques heures avant l’ouverture officielle. Écoutez l’entrevue »

Le 2 juillet, Isabelle Craig, animatrice de l’émission Médium Large à Radio-Canada, discuta avec Jean-Benoît Nadeau en direct du Forum mondial de la langue française quelques heures avant l’ouverture officielle. Écoutez l’entrevue »
Extrait du livre Le français, quelle histoire! (Chapitre 19)En raison de leur nombre, les Canadiens français purent obtenir des Britanniques l’institution de leur propre parlement en 1791. Ils refirent le coup en 1867, au moment de la création du Canada. Ce fut une partie de bras de fer terrible : la Couronne britannique voulait unifier les cinq provinces – Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et Nouvelle-Écosse – en un seul pays autonome et unitaire. Au nombre d’un million, les Canadiens français ne composaient que le tiers de la population totale du Canada, mais ils constituaient une minorité de blocage. Les Canadiens français contrôlaient la plus riche province, le Québec, au centre géographique des cinq colonies. Sans le Québec, pas de Canada ! Lire la suite »
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau sur le blogue du Forum mondial de la langue française.
L’Amérique française a plusieurs cœurs qui battent
La professeure France Martineau, de l’Université d’Ottawa, organisera mardi dans le cadre du forum un important symposium, Visages du français en Amérique du Nord : diversité et identités plurielles, cette activité sera animée conjointement par Biz du groupe rap Loco Locass.
Ce symposium, qui mettra fortement l’accent sur la jeunesse, examinera comment se vit le français en milieux majoritaires, minoritaires et multiculturels. Les participants – spécialistes et étudiants – auront à répondre à des questions spécifiques : qu’est-ce qui nous différencie et nous rapproche ? Que veut dire être francophone ? Peut-on avoir plus d’une identité ?
Cette activité s’inscrit dans un projet de recherche beaucoup plus vaste : « Le français à la mesure d’un continent ». Dirigée par France Martineau, cette équipe de 13 cochercheurs et 88 collaborateurs dans 40 universités, forte d’un budget de recherche de 2,5 millions de dollars, étudie le patrimoine partagé des communautés francophones d’Amérique du Nord depuis 400 ans. Lire la suite »
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau sur le blogue du Forum mondial de la langue française.
Ils étaient tous deux en réflexion profonde sur l’art et le numérique lorsque Sylviane Tarsot-Gillery, la directrice générale déléguée de l’Institut français, et Yvan Gauthier, le PDG du Conseil des arts et des lettres du Québec se croisent lors du cinquantième anniversaire de la Délégation générale du Québec à Paris.
Une rencontre fortuite, mais féconde. Les deux dirigeants constatent qu’ils se posent les mêmes questions : comment faire rayonner la culture francophone sur le Web ? Comment la soutenir ? Comment partager des plateformes de diffusion ?
En peu de temps, ils organisent un débat sur l’art à l’heure du numérique pour Expolangues 2012. À Québec, ils poursuivront leur exploration au forum dans le cadre d’une table ronde sur Les Paysages numériques des cultures de la francophonie (qui sera disponible en webdiffusion). Lire la suite »
Mais d’où vient la langue espagnole?
Comment un obscur dialecte parlé au Moyen-Âge par une lointaine tribu de bergers du nord de l’Espagne a-t-il pu devenir la langue commune de 400 millions de personnes dans 22 pays? Et pourquoi tant de gens veulent-ils apprendre l’espagnol de nous jours au Canada, au Brésil, en France et aux États-Unis?
Story of Spanish, qui paraîtra chez l’éditeur new-yorkais St. Martin’s Press en mai 2013.
Les réponses à ces questions, et à bien d’autres encore, se trouveront dans un nouveau livre, The Story of Spanish se lira comme une véritable biographie de la langue espagnole, amenant le lecteur à la découverte des personnages, des lieux et des événements qui ont forgé le destin de cette langue et qui façonnent la personnalité des hispanophones du monde entier.
En 35 chapitres, les auteurs remonteront le temps à partir de la fin de l’Empire romain et des invasions barbares, et entraîneront le lecteur dans une course passionnante aux côtés des califes arabes, des rois de Castille et des premiers explorateurs du Nouveau Monde. Ils découvriront Don Quichotte et le Siècle d’Or, mais aussi le libérateur Simon Bolivar, et les grands créateurs contemporains, tels Gabriel García Márquez et Pedro Almodóvar, qui font de cette grande aventure de la langue espagnole une histoire pleine de rebondissements et de retournements. Lire la suite »
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau parue chez MSN Actualités.
C’est rendu qu’il y a tellement de nids-de-poule à Montréal que le maire de Rosemont veut les convertir en vrais nids de poules pour sa volaille.
Certains cratères du centre-ville de Montréal auront bientôt valeur patrimoniale.
Qu’à cela ne tienne! La voirie doit trouver une nouvelle voie. Pourquoi pas la solution radicale? Le retour au gravier!
Il faut s’assumer : si on n’est pas capable, collectivement, de construire des rues qui ne se transforment pas en cratères, eh bien, admettons-le, tout simplement.
Et bouchons le trou avec du gravier. Hop! c’est réglé en une heure, une heure et demie. Il n’y a pas d’études à faire.
Au bout de cinq ans, la moitié des rues de la ville seraient en gravier. En dix, ce serait tout gravier.
Il resterait bien des petits bouts asphaltés ici et là, mais les résidents auraient honte et réclameraient qu’on les mette sur le gravier. Lire la suite »
Une chronique de Jean-Benoît Nadeau sur le blogue du Forum mondial de la langue française.
Il est toujours rafraichissant de voir les chevaliers du « tiers-mondisme » et de l’« altermondialisme » donner une leçon de commerce aux « capitalistes » et autres « sicaires* du néolibéralisme » qu’ils pourfendent chaque mois, surtout si l’on considère le succès commercial inusité du Monde diplomatique.
J’ai trop parlé des défis de communications du monde francophone pour ne pas parler de ses succès. Le Diplo, ainsi qu’on le surnomme, tire à 300 000 exemplaires en français. Mais ses 51 éditions internationales, en 30 langues, s’écoulent à 2,4 millions d’exemplaires – contre 1,5 million pour The Economist, soulignons-le.
Il sera donc fascinant d’entendre les représentants d’une publication volontiers militante, qui a inventé la « pensée unique » et popularisée « l’altermondialisme », expliquer la recette du succès au Forum mondial de la langue française, dans le cadre de la table ronde La créativité de la langue française dans le monde.
« Mon but est de sortir de la vision défensive de la langue française et de la culture francophone. Ce n’est pas une citadelle assiégée », dit Anne-Cécile Robert, rédactrice des éditions internationales du Monde diplomatique. Lire la suite »
En dehors de l’Église et de la politique, les Canadiens français et les Acadiens ont développé des formes diverses, et parfois loufoques, de vie associative : conférences sur la langue, associations culturelles et même sociétés secrètes.
La première association fut créée lors d’un banquet tenu à Montréal le 24 juin 1834, jour de la Saint-Jean-Baptiste. Et parce que les banquets continuèrent d’être organisés à pareille date, Jean le baptiste devint le saint patron des Canadiens français ! Ce banquet mena à la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste, dont le mandat essentiel était de défendre les droits des Canadiens français.
Au cours des décennies suivantes, des dizaines d’autres associations naquirent. L’ordre de Jacques Cartier, fondé en 1926 à Ottawa, la capitale, était une société secrète vouée à assurer la pro motion des Canadiens français en infiltrant la fonction publique fédérale et les entreprises privées.
Le mouvement de la Société Saint-Jean-Baptiste engendra un vaste assortiment de symboles, dont certains, comme la feuille d’érable et le castor, devinrent des emblèmes canadiens. La Société créa l’hymne Ô Canada qui finit par remplacer le God Save the Queen en tant qu’hymne national du Canada en 1980. En 1944, son drapeau – croix blanche et quatre fleurs de lys sur fond bleu – devint celui de la province de Québec.

Une chronique de Jean-Benoît Nadeau sur le blogue du Forum mondial de la langue française.
Le réputé critique français Bernard Magnier, également directeur de la collection Lettres africaines chez Actes Sud, animera une passionnante table ronde, La Rencontre de grands écrivains qui se tiendra le jeudi 5 juillet dans l’Agora du Centre des congrès de Québec et sera ouverte au grand public.
Cette table ronde, qui réunira les auteurs Alexandre Najjar, Lyonel Trouillot, Ismail Kadaré, Jocelyne Saucier et Amadou Lamine Sall, fera valoir que la culture française n’est pas hexagonale, mais francophone.
« Nous venons de tous les lieux du monde », dit Bernard Magnier, dont l’idée de départ était le débat sur l’identité nationale qui déchire la France de façon périodique.
Sa réflexion est partie du constat que la plupart des Français lauréats du prix Nobel de littérature depuis 1945 sont presque tous nés hors de l’Hexagone : Albert Camus en Algérie, Saint-John Perse en Guadeloupe, Samuel Beckett en Irlande, Claude Simon à Madagascar, auxquels il faut adjoindre Gao Xingjian, écrivain chinois de nationalité française, et Jean-Marie Gustave Le Clézio né à Nice, mais dont une partie de la famille est mauricienne. Lire la suite »
C’est aujourd’hui, il y a 62 ans, que le général De Gaulle inaugurait la Résistance française avec son fameux Appel du 18 juin 1940.
Seul ministre du gouvernement à refuser la défaite aux mains de l’Allemagne, il s’était réfugié en Grande-Bretagne, d’où il fit ce premier appel à la résistance sur la BBC.
Peu de gens l’entendirent et il n’en existe aucun enregistrement, mais il le répéta pour un auditoire plus vaste quatre jours plus tard au moment de l’armistice franco-allemand.
Le texte lui-même est émouvant, mais on note l’absence de la fameuse phrase – « La France a perdu une bataille! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! » qui paraîtra sur une affiche clandestine en août.
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